MONTRÉAL |  S’ils pouvaient changer de carrière, plus de 50 % des jeunes travailleurs âgés de 18 à 24 ans choisiraient une spécialité en science, technologie, ingénierie ou mathématiques, car ils constatent à quel point les employeurs ont de la difficulté à recruter de tels professionnels.

C’est ce que révèle le plus récent sondage Workmonitor de l’entreprise de recrutement et de placement de personnel Randstad Canada, mené dans 33 pays. L'échantillon minimum est de 400 entrevues par pays.

Plus de 40 % des travailleurs âgés de 18 à 24 ans croient que leur employeur a de plus en plus besoin de candidats formés en science, technologie, ingénierie et mathématiques. Et près de la moitié des répondants considèrent que leur patron devrait investir davantage dans le développement des compétences numériques.

Les Canadiens de tous âges sont d’avis que leur employeur parvient difficilement à trouver les spécialistes dont l'entreprise a besoin.

«Notre recherche révèle que les disciplines favorites des jeunes Canadiens à l'école sont les sciences, les mathématiques et les technologies, mais cela ne se traduit pas par une main-d'œuvre technique hautement qualifiée», a souligné mardi Marc-Étienne Julien, chef de la direction de Randstad Canada.

Des perspectives économiques favorables

Par ailleurs, les trois quarts des travailleurs canadiens croient que leur employeur terminera l’année 2016 en meilleure situation financière que l’an dernier et 63 % des gens interrogés estiment qu’il en ira de même pour l’économie du pays.

Plus les répondants canadiens sont jeunes, plus ils se disent optimistes. Ainsi, 70 % des travailleurs âgés de 18 à 24 ans s'attendent à recevoir une augmentation de salaire en fin d'année comparativement à 55 % des travailleurs de 46 à 67 ans.

Aussi, la moitié (53 %) des 18-24 croient qu’ils toucheront une rétribution financière ou un boni en fin d'année. Seulement 36 % des 45 à 67 ans anticipent un tel cadeau en décembre prochain.

Sur la santé économique du Canada, 68 % des 18-24 ans croient que l’année 2016 sera profitable, une opinion partagée par 58 % des répondants âgés de 45 à 67 ans.

 

source- Jounal de Montréal